Margot Faurie

Margot Faurie

Zatiak

"La danse est un langage"

Lorsqu’elle dansait dans les mascarades, Margot Faurie appréciait l’ambiance entre amis, mais demeurait toujours en retrait face au public. Elle ne chante pas et ne connaît pas le répertoire chanté. La danse lui apporte davantage. C’est pour elle une manière de s’exprimer, un langage. Quand elle dansait encore, elle y prenait du plaisir même si, par pudeur, elle ne l’exprimait pas.

© Département des Pyrénées-Atlantiques – Archives départementales - Collecte "Eleketa". 2013 - 19AV1268

En Soule, les hommes recommencent à danser

Même si aujourd’hui, dans les groupes de danse, les filles sont en majorité, les jeunes gens reviennent peu à peu. Une des causes du désintérêt des garçons vient peut-être de l’apprentissage des pas et des danses, fastidieux et long, avant d’avoir l’occasion de se produire (lors des mascarades, pastorales, …).

Margot Faurie. Collecte "Eleketa". 2013 © Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques - 19AV1278

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Margot Etchegoyhen épouse Faurie, est née le 1er décembre 1964 à Lacarry. Dans la famille composée de trois filles, la plus jeune prend la succession de l'exploitation familiale Apezeitx, aujourd'hui aux mains de son fils. Margot, elle, n'a pas de goût pour les travaux agricoles. Elle est scolarisée à l'école de Lacarry, puis au collège de Tardets, au lycée à Oloron avant de suivre une formation universitaire technologique (DUT) à Tarbes. Elle exerce à Paris pendant huit ans, mais elle passe tous ses week-end dans sa Soule natale.

Margot fait la connaissance de l'abbé Errezarret par le biais du catéchisme qu'il prodigue en basque. Celui-ci impulse les pratiques culturelles basques. Grâce à son influence, elle s'initie à la danse souletine d'abord à l'école de Lacarry, ensuite pendant un an à Tardets avec d'autres jeunes des villages voisins, puis à Alçay avec Jean-Pierre Recalt. Elle prend part aux mascarades en tant que kantiniertsa (cantinière), à Tardets en 1985 et à Alçay en 1991. Danseuse au tempérament réservé, elle utilise son corps comme moyen de communication.

Elle enfile le rôle de danseuse Satan dans plusieurs pastorales : Zumakalarregi (Alçay, 1989), Xalbador (Larrau, 1991), Agota (Alçay, 1999) et Xiberoko Jauna (Espès-Undurein, Ainharp, Arrast-Larrebieu et Charritte-de-Bas, 2008). Mariée à Espès-Undurein, elle commence à enseigner la danse à l'occasion de la préparation de la pastorale Xiberoko Jauna, un enseignement qu'elle continue à assurer. La Basse-Soule connait une dynamique nouvelle grâce à des personnes comme Margot. La création Aitzina mintza, dansée et chantée au printemps 2013, qui traite de la transmission de la langue basque, en est le reflet.