Lurdes Iriondo, pionnière de la nouvelle chanson basque
Leire et Intza CASAMAJOU ELKEGARAI, écrivaines de la pastorale de Chéraute-Hoquy
Les années 1960 ont marqué un renouveau de la chanson basque, qui fut aussi un vecteur de revendications sociales et politiques dans le monde entier. Au Pays Basque sud, le régime franquiste imposait une oppression nationale et culturelle. C’est dans ce contexte de prohibition et de marginalisation de la langue basque que de nouvelles voix se sont élevées, cherchant à transmettre, par le chant, l’identité politique et culturelle de leur peuple. Parmi elles, la voix innovante, puissante et envoûtante de Lurdes Iriondo s’est imposée.
Pendant plusieurs années, elle a parcouru seule les routes, guitare en main, remportant un immense succès concert après concert. Ses chansons racontaient « l’impossibilité de répondre à tous les appels ». Elle fut également l’une des fondatrices et animatrices du mouvement culturel Ez Dok Amairu, aux côtés d’hommes qui restent encore très connus aujourd’hui. Pourtant, sa figure s’est peu à peu estompée… Après avoir quitté la scène publique, elle s’est consacrée à l’écriture de littérature jeunesse en basque, à une époque où ce domaine était quasi inexistant. Elle fut ainsi une pionnière, non seulement dans la chanson, mais aussi dans la transmission de la langue basque à travers d’autres formes culturelles.
À l’été 2026, la pastorale sera présentée à Chéraute et la vie de Lurdes Iriondo sera mise en lumière sur scène. Quel rôle une pastorale peut-elle jouer dans le récit de cette histoire ? Et quelle portée peut avoir la mise en récit de la vie de Lurdes Iriondo dans un village comme Chéraute ?
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Dans le cadre du cycle Otsail Ostegunak
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