Pauline Guelle "L’impunité des États et la persistance de la torture"

Pauline Guelle "L’impunité des États et la persistance de la torture"
Pauline Guelle ©Patxi Beltzaiz

Pauline GUELLE, docteure en droit public

Ces dernières années, nous vivons dans un contexte de renforcement continu du (dés)ordre mondial, où l’État de droit se trouve mis en question. Cette situation invite à réfléchir sur le phénomène de l’impunité. Sans éluder les questions liées au « punitivisme », les États nous confrontent aux atteintes fondamentales aux droits humains qu’ils commettent.

La persistance de la torture dans les démocraties occidentales illustre particulièrement l’impunité dont jouissent les États démocratiques. Selon la Convention internationale contre la torture (1987), la torture consiste à infliger, par un agent de l’État, des souffrances physiques ou psychologiques. Elle peut donc être comprise comme un véritable instrument au service de l’État. En tant que tel, la torture engendre un système d’impunité qui lui permet de perdurer.

Pour analyser ce système, nous étudierons, entre autres, le cas du Pays Basque, de la guerre d’Espagne (1936) jusqu’à nos jours (2022). Nous examinerons comment, lors de la transition d’un régime autoritaire à un régime démocratique, plus de 5 000 cas de torture ont été documentés dans différents contextes politiques au Pays basque.

En savoir plus

Dans le cadre du cycle Otsail Ostegunak

Acteur(s) culturel(s)

Recevez gratuitement notre agenda

L'agenda de la culture basque
(Une fois par semaine)

L'Institut culturel basque (ICB) se réserve le droit de modifier ou de mettre à jour à tout moment les contenus de son agenda.

Les informations qui y sont publiées nous ont été transmises par les organisateurs des événements ou recueillies par le biais de différents canaux de communication à l'image des réseaux sociaux des acteurs et des opérateurs culturels. L'ICB ne saurait être tenu responsable de la nature ou du caractère erroné ou incomplet des informations diffusées. De même les propos descriptifs des événements d'agenda n'engagent que les organisateurs et les acteurs des événements qui en sont les auteurs.

Dans la mesure du possible les images d'illustration utilisées par les organisateurs afin d'assurer la communication de leurs événements sont reprises dans l'agenda en mentionnant comme crédit de ces images leur auteur, ou, à défaut, le nom de l'organisateur. Là encore, la responsabilité de l'ICB ne saurait être retenue quant à la nature et à la diffusion de ces contenus. En l'absence d'illustrations, l'ICB se réserve le droit d'illustrer les événements d'agenda à partir d'images créditées de son choix.