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Caroline Minaberry (1972, Buenos Aires)

Née d'un père basque (d'Ossès en Basse Navarre), d'une mère argentine, de grands parents maternels italiens.

Mariée à un architecte argentin dont l'arrière grand père maternel était de Bergara. (Guipuzkoa). Mère de deux fils, Asier et Imanol nés en Argentine en 1995 et 1998. A appris le basque à Fontarrabie.

Est venue vivre au Pays Basque pour quelques années avec sa famille.

Son rêve : s'assurer un "pied à terre" en Pays Basque, retourner en Argentine dès que la situation économique le permettra, et revenir au Pays Basque autant de fois qu'ils le désireront.

Albert Chabagno (1923, Uhart Cize - 2004, Anglet)

Albert s'envole vers l'Uruguay en 1947 sur les traces de son grand-père paternel qui émigra en 1859, revint au pays en 1879, s'y maria aussitôt, fut agriculteur et agent d'émigration. Il remplit également les fonctions de maire des Aldudes et de syndic de la vallée de Baigorri (comme plus tard son fils et son petit-fils Albert).

Albert, marié à une uruguayenne aux origines basco-béarnaises, travaille en Uruguay pendant 18 ans comme "estanciero" sur la propriété de son grand-père. Il revient au pays en 1965.

Abbé Pierre Olhagaray (1920, Itxassou)

"J'ai toujours voulu être maître de ma personne" est une affirmation qui décrit plutôt bien la personnalité de ce prêtre engagé. En 1964, il part en Argentine dans le cadre de la Mission de France pour être aumônier des ouvriers.

Il est prêtre ouvrier jusqu'en 1967, date à laquelle on lui donne la responsabilité d'aider tous les prêtres missionnaires du cône sud de l'Amérique, puis plus tard ceux dautres pays d'Amérique Latine. Il monte avec eux les premiers syndicats paysans et se fait très vite mal voir par le pouvoir en place. La dictature militaire de Pinochet étant un système établi qu'il n'accepte pas, il rentre au Pays Basque pour raisons de sécurité en 1974.

Pettan Elgart (1911, Urepele)

Pettan est d'une famille de 11 enfants dont 3 fils partiront en Argentine. Leur père a également passé 18 ans de sa jeunesse en Amérique du Nord.

«Si vous saviez comme c'était pauvre ici, l'Amérique avait un succès terrible», donne t-il comme raison à son départ. De 1935 à 1980 (date de son retour au pays), il partage ses 45 années de travail sur deux exploitations différentes comme ouvrier agricole Dès la fin de sa première année, il perd un bras par accident. Pettan a toujours aspiré à rentrer au pays pour ses vieux jours. Sa caisse de retraite d'Argentine ayant fait faillite, il touche aujourd'hui un fonds de solidarité et vit heureux, sur sa terre natale, auprès d'une de ses soeurs.