Mascarades à Haux : sauts, branle eta godalet dantza - Haux (1976)

Ces images ont été filmées par Hélène et Jean-Michel Guilcher en 1976. On y voit les mascarades données par les jeunes de Alçay-Alçabéhéty-Sunharette ou plus précisément une partie des danses et fonctions présentées durant la représentation de l’après-midi, sur la place de Haux.
Mascarades à Haux : sauts, branle eta godalet dantza - Haux (1976)
Mascarades à Haux : sauts, branle eta godalet dantza - Haux (1976) © Jean-Michel Guilcher

Lors de l’hiver 1976, les époux Guilcher eurent l’occasion de filmer les mascarades à deux occasions. Lors des précédentes publications il été possible de voir les barricades eurent lieu à Haux (Guilcher 06) et à Ordiarp (Guilcher 07).

Mascarades à Haux : sauts, branle eta godalet dantza - Haux (1976) - Remarque : il s'agit d'un film muet.

Ici, nous prenons connaissance des danses exécutées lors de la représentation principale. Sur les images montrant les barricades effectuées à Haux, celles ou l’on peut voir les acteurs entrer sur la place sont certainement celles qui débutent la représentation de l’après-midi. Il semble que ces images soient la suite chronologique de cette barricade initiale.

  • 00:23-01:20 - Moneinak eta Aitzina Pika
    La vidéo démarre par un saut dansé par l’ensemble des acteurs. Les Antzindari, l’enseiñari mis à part, composent leur propre cercle à l’intérieur d’un plus grand formé par le reste de la troupe. Les Antzindari dansent vers la gauche, tandis que le cercle extérieur danse vers la droite. On voit peu de chose du saut. Seules quelques combinaisons de Sinple, doble et autres pika sont visibles. Juan Antonio Urbeltz dans la revue Dantzak (1978) à la pages 224 énumère les danses des mascarades d’Altçay-Sunharette en 1976.
    Il précise qu’après les barricades, les acteurs ont dansé Antzina pika et Moneinak. Ce sont donc des extraits de ces deux sauts que l’on voit à l’image. On aperçoit ici et là les noirs danser dans leur style caractéristique.
  • 01:20-03:40 - Brale kontrapas
    Dans un dispositif identique à celui du saut, c’est à dire les antzindari disposés en un cercle, à l’intérieur d’un plus grand formé par la troupe, tous les acteurs, rouges comme noirs, dansent le kontrapas du branle. Le Monsieur (Jauna) est à la tête et le Paysan (Laboraria) à la queue. L’enseiñari se place dans l’hiatus formé par ces derniers. Les acteurs ont invité des spectateurs à la danse, principalement des femmes. Les images sont filmées au ralenti afin de pouvoir observer plus précisément les mouvements.
  • 03:41 - 05:00 - Braletik jauzia
    De la danse du braletik jauzia, on peut voir dans un premier temps le point du txerrero. On aperçoit ensuite le gatuzain, suivant l’arrondie de la chaîne, effectuant des kontrapas et entrexat afin de ce rendre à l’endroit ou il commencera sa danse. À sa suite, la Cantinière effectue la même chose, mais on ne voit rien de la danse de ces deux-là. L’épisode du zamaltzain est plus complet. On le voit d’abord approcher du centre du branle comme expliqué précédemment, avant d’exécuter le point en lui-même. On peut observer les trois parties distinctes de la mélodie du Braletik jauzia, même si on voit peu la dernière séquence.
  • 05:01-07:03 - Karakoiltzea
    Après les points de solistes des antzindari, vient l’épisode Karakoiltzea. On voit bien ici l’importance du rôle de l’enseiñari à qui il incombe du bon déroulement de la chorégraphie, qu’il mène tout en ondoyant son drapeau. Il conduit d’abord la tête de la chaîne par l’intérieur du cercle effectuant un trajet en forme de huit. Il amène ensuite le branle vers l’extérieur du cercle avant de le reconduire à sa place initiale. En suivant, le porte-drapeau et le paysan dansent ensemble. Le dernier point aussitôt assemblé, l’enseiñari se dirige vers le Monsieur et mène cette fois la chaîne vers l’extérieur du cercle. Bien que la vidéo ne laisse pas apparaître l’ensemble de la séquence, on suppose que le parcours est le même que celui décrit précédemment en commençant par le côté extérieur. Ensuite, l’enseigne mène le branle par l’arrière en répétant les mêmes zigzags effectués depuis l’autre extrémité. Lorsque le paysan est revenu à sa place, l’enseiñari danse cette fois avec le Monsieur. La symétrie étant de rigueur en cette longue danse, l’enseigne mène de nouveau le branle depuis l’extrémité du paysan et, cette fois-ci, par l’extérieur.

    Voici le résumé de la chorégraphie :
    - Enroulement par l’intérieur, avec Jauna.
    - Point du Laborari et de l’Enseiñari.
    - Enroulement par l’extérieur avec Jauna.
    - Enroulement par l’intérieur avec Laboraria.
    - Point du Jauna et de l’enseiñari
    - Enroulement par l’extérieur avec Laboraria.

  • 07:03-09:08 - Godalet dantza
    On voit ici plusieurs séquences de la godalet dantza. Plus précisément les points exécutés sur le verre. Ils sont filmés au ralenti afin de permettre une observation plus minutieuse. Les danseurs sont filmés en dessous de la taille mais il s’agit sans hésiter des protagonistes vu jusqu’ici. Les uns après les autres, le Txerrero, la cantinière, le zamaltzain et l’enseiñari dansent. On peut voir que lors de la deuxième exécution de sont point, ce dernier fait tomber le verre.

En savoir plus

  • Fonds audiovisuel Guilcher - 008. Mascarades à Haux : sauts, branle eta godalet dantza - Haux (1976)
  • Analyse des images et rédaction : Jon Iruretagoyena - Maritzuli konpainia.

Le dépôt du fonds audiovisuel de Jean-Michel et Hélène Guilcher par leurs enfants auprès de l'Institut culturel basque et de l'association Dantzan constituait une opportunité pour restituer ce trésor aux amoureux de la danse basque. C'est pourquoi l'ICB et Dantzan ont ensemble cofinancé les travaux de recherche et de rédaction préalables à sa diffusion.